Les « petits » plaisirs

On nomme « petits plaisirs », les moments que les gens s’accordent pour contrebalancer les malheurs du quotidien.

L’exemple le plus malheureux est sans doute la cigarette. Qui n’a jamais entendu son voisin fumeur lâcher qu’il partait en pause pour se détendre, relâcher la pression, s’accorder son ‘petit plaisir’ quotidien, rythmant une journée de bouffées d’un plaisir illusoire. Les exemples des petits plaisirs sont multiples : cela va du café matinal, à la conduite d’un véhicule à moteur en passant par la barre sucrée au goûter. Souvent ces instants n’ont pas de vraies valeurs dans le bonheur de l’existence. Ce ne sont que des prétextes inventés par le cerveau pour éviter une surcharge, phénomène courant quand la pression au travail est telle qu’elle est.. Ses stratagèmes sont d’ailleurs nombreux:

Si vous ne fumez pas vous aurez peut être une petite faim irrésistible ou alors un besoin urgent de vous désaltérer…

En fait de plaisirs, ces petits soulagement du quotidien ne sont que des moyens de refuser d’admettre la domination de son quotidien par des contraintes sans cesse croissantes et destructrices. Il est difficile d’admettre que son quotidien est rythmé par ces soupapes quand on a réussi à se convaincre pendant de si longues années que ce café nous était nécessaire, cette cigarette indispensable, cette barre chocolatée juste merveilleuse dans notre quotidien si pénible. Et pourtant, encore une fois, tout cela n’est qu’un des mutliples conditionnement qui fait de notre vie une résistance, une résilience plutôt qu’une vraie joie. Ne l’oublions pas, c’est de notre vie qu’il s’agit. Et la vie est courte. Les décès accidentels nous le rappellent quotidiennement.

Se satisfaire de ces « petits plaisirs » du quotidien comme des soupapes nécessaires à sa vie, c’est juste se résigner à perdre le temps qui nous est imparti.

Les joies ou les vrais plaisirs

Se rendre compte que la vie est courte, c’est refuser l’attente qui ne dépend pas de nous même, c’est rejeter ces temps imposés par des entités non définis ou par des zombies, c’est ne plus accepter de voir son temps perdu rémunéré par une monnaie quelconque. C’est également voir ce qui est devant nos yeux et ne pas reporter à demain ce qui peut être, ne sera plus. On a beau se dire que laisser du temps passer est nécessaire, que l’heure sera plus propice à une question un autre jour, ce qui compte c’est ce qui là, ici et maintenant. Rien ne peut jamais nous garantir qu’il existera même un lendemain. .

« J’attends et, plus j’attends, plus je me réjouis d’avoir moins de temps à attendre »

Ils peuvent être rassemblés sous 5 grands pôles : la contemplation, la création, les relations, les croyances et la séduction. Réaliser que des ‘petits plaisirs’ ne doivent pas être les fondement de nos vies en société, c’est pouvoir définir ce qui nous fait vibrer nous même, ce qu’on a envie de faire en dehors de toutes ces contraintes que l’on croit imposées comme travailler pour payer ses crédits, avoir de l’argent pour nourrir une idée de famille ou encore subir des évènements car on les croit indispensable à notre sociabilisation. Non. Ce qui compte, et cela peut sembler égoïste, c’est ce que nous souhaitons, ce que nous désirons et choisissons de vivre au quotidien.

On a toujours le choix, libre à vous de faire le mauvais.

Toute recherche de ses joies passent par une recherche de son soi propre. Ce n’est pas en s’immergeant dans un quotidien qu’on le trouvera. C’est en se retrouvant face à ses peurs, ses besoins, ses envies.

Se réapproprier son quotidien

Personne ne peut savoir à votre place de quoi vous voulez remplir votre vie. Et encore moins ceux qui vous ont orientés subrepticement vers des études, une famille, des loisirs, un mode d’alimentation, une façon de voir l’art, une idée de la vie en société.

Vous êtes maîtres de vos vies.

C’est drôle, j’imagine certains sourires à la lecture de ces lignes. Je n’avais jamais pensé devenir un gourou d’idées un jour, car il m’est évident que si chacun n’accomplit pas sa démarche soi même, personne ne peut lui imposer une façon de voir les choses. Personnellement, je vois la création de ces lignes comme l’écriture d’un journal d’expériences personnelles que quelqu’un laisserait, après ma mort, sur le couvercle d’une poubelle et qu’un passant s’approprierait, dans une simple démarche de curiosité. La bible n’a sûrement pas été transmise d’une autre façon. Ce qu’il lirait n’aurait sûrement aucun impact direct sur sa vie. Tel un témoin de la crucifixion d’un prophète, il ne verrait que la souffrance d’un être dans son agonie. Et c’est évident. Ce n’est qu’en étant soi même sur la croix, en étant la proie des regards des Hommes que l’on peut réaliser le chemin que nous avons parcouru.

Ces lignes ne sont que les élucubrations d’un assemblage de neurones soumis à la bouillie polymorphe de sa pensée, libre à vous de les garder ou de les oublier…